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Vous trouverez dans cette rubrique des articles écrits par les thérapeutes de la structure @tmosphère chartres. Les articles concernent divers sujets : la psychologie, l'osthéopathie, la diététique, la sophrologie et autres.

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L'hypnose Sajece

Par Marion Masson, le 23 05 2022

Qu’est-ce que l’hypnose ?

L’hypnose est un état de conscience modifié.

Il s’agit d’un état naturel que nous expérimentons tous chaque jour : lorsque nous sommes perdus dans nos pensées, lorsque nous sommes plongés dans un roman, lorsque nous sommes concentrés sur une tâche à effectuer et que nous ne sommes plus attentifs à ce qui se passe autour, lorsque nous conduisons sans avoir la notion du temps…

Tout le monde est réceptif à cette hypnose légère qui s’apparente à un état de relaxation. On est bien loin des clichés de l’hypnose de spectacle ! Vous restez présent durant tout le temps de la séance, parfois vous pouvez vous endormir, mais l’inconscient entendra les messages qui sont nécessaires pour lui afin qu’il puisse chercher ses propres solutions.

 

Et l’hypnose SAJECE alors ?

Elle a été fondée par Camille Griselin e, 2009. Elle est issue des méthodes ericksoniennes tout en y apportant des modifications.

L’hypnose Sajece est :

  • douce : vous écoutez des histoires dans lesquelles des messages sont cachés pour l’inconscient.

  • bienveillante : le but est toujours d’agir pour le bien du consultant et en étant positif.

  • non directive : il n’y a pas d’ordre, seulement des suggestions et des propositions.

Elle permet d’aller chercher en profondeur les origines émotionnelles des difficultés rencontrées et de dépasser la simple amélioration du symptôme. Cela permet d’obtenir des résultats durables et de ne pas déplacer les symptômes vers une nouvelle problématique.

Elle ne nécessite pas d’anamnèse, il n’est pas nécessaire d’évoquer votre passé, car le but est de vous ramener à l’instant présent et non pas de vous maintenir dans votre passé. Nous ne cherchons pas les origines dans votre conscient, mais nous nous adressons directement à l’inconscient afin qu’il puisse agir pour votre bien-être.

 

Comme ça fonctionne ?

Lors de la prise de rendez-vous, vous m’indiquez en quelques mots le sujet que vous souhaitez travailler.

Chaque séance est unique et entièrement personnalisée selon vos besoins.

Lors du rendez-vous, vous êtes confortablement installé, les yeux fermés si vous le souhaitez. Il vous suffit ensuite d’écouter des histoires, dans lesquelles des messages sont placés à destination de votre inconscient. Ces messages sont comme des clés que votre inconscient va utiliser pour installer de nouveaux programmes positifs.

La séance agit immédiatement et l’inconscient continue à travailler, au moins pendant les 21 jours et nuits qui suivent le rendez-vous.

Le plus souvent, une seule séance suffit. Bien sûr, chaque personne est différente et si vous le souhaitez, il sera possible de reprendre rendez-vous.

 

Quels sont les motifs principaux de consultation ?

  • Accompagnement de la fin de vie.

  • Acouphènes.

  • Allergies.

  • Amélioration de ses capacités : confiance en soi, mémoire…

  • Dépendances (tabac, alcool, achats, écrans…).

  • Dépression et burn-out.

  • Deuil et séparation.

  • Douleurs, chroniques ou non (migraines, endométriose…).

  • Émotions envahissantes : culpabilité, colère, stress, angoisse, peur…

  • Phobies.

  • Poids et difficultés alimentaires.

  • Préparation à une compétition, un examen, une opération…

  • Problèmes de peau.

  • Réussir à être enceinte.

  • Troubles du sommeil : insomnies, ronflements, énurésie…

  • Vie de couple.

  • Vouloir décupler son bonheur (dans sa vie personnelle, professionnelle…)

et bien d’autres encore !

 

⚠️  Mise en garde :

Attention ! La pratique de l’Hypnose Sajece ne se substitue en aucun cas à la prise de traitements médicamenteux et ne remplace pas la consultation médicale.

Si vous souhaitez prendre rendez-vous, je vous invite à consulter mon site internet : https://masson-energetique.fr/prendre-rendez-vous

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Le body bashing

Par Maud PASCAL, le 29 04 2022

Connaissez-vous le body bashing et ses conséquences sur l’estime de soi ?

 

Le body bashing est le fait de critiquer le corps des autres ou son propre corps, c’est-à-dire, le fait de se juger ou de juger quelqu’un d’autre, négativement. « T’as vu cette actrice a pris du poids, ça ne lui réussit pas », « j’ai grossis dernièrement je me dégoute », « je fais attention à ce que je mange pour être belle cet été », « il se laisse aller dernièrement, il ferait mieux de se reprendre en main » etc…

Avez-vous remarqué que c’est un sujet qui vient très vite dans les conversation entre amis ou en famille ? En effet, on estime en moyenne, qu’il faut moins de 10min pour que le sujet d’une critique corporelle vienne dans une discussion.

 

Une image contenant texte, personne, joueur

Description générée automatiquement

 

Avez-vous connaissance des conséquences de ces phrases qui peuvent sembler anodines ?

Si on faisait une analogie avec le tabagisme pour que vous compreniez un peu mieux où je veux en venir ?

Dans les années 80, tout le monde avait conscience que le tabac était toxique, mais on ne connaissait pas encore l’impact du tabagisme passif. Il était donc courant de voir des adultes fumer autour d’une table, à l’intérieur d’une maison, d’un restaurant ou d’un bar, et personne n’avait conscience que les enfants en train de regarder la télé sur le canapé ou autour de la table, étaient eux aussi, en contact avec la fumée et donc intoxiqués par le tabac.

Le body bashing, c’est exactement la même chose : quand quelqu’un critique son corps ou celui des autres avec des remarques négatives, ça créé une pollution qui intoxique les enfants qui sont autour et entendent ces paroles. Ça les intoxiques tellement, qu’on sait qu’aujourd’hui une petite fille sur deux de l’âge de 8 ans aimerait maigrir, et cela, indépendamment d'une véritable problématique de poids. Il y a donc une petite fille sur deux de 8 ans qui est mal dans son corps et se trouve trop grosse. On pourrait ajouter aussi tout ce qui se dit dans les cours de récréations et qui fait souffrir tellement d’enfants car ils ont appris qu’il était normal de critiquer le corps des autres, en entendant les adultes le faire.  

 

Une image contenant texte, intérieur

Description générée automatiquement

 

N'est-il donc pas de bon sens, comme il est désormais normal d’interdire de fumer à l’intérieur de la maison, à l’école, ou dans les lieux publics, d’appliquer la même règle avec le body bashing ? Si quelqu’un vient chez moi et qu’il souhaite fumer, pas de soucis qu’il le fasse, mais pas question que ce soit à l’intérieur de ma maison, car il ne me semble pas tolérable d’intoxiquer ma famille. La même règle devrait s’appliquer au body bashing.

 

 « Martin si tu veux faire du body bashing, tu le fais dehors ! ».

 

Peut-être ne devrions-nous pas tolérer ce genre de chose dans nos foyers ? Ne devrions-nous pas refuser que ça puisse intoxiquer nos famille ? Comme le tabac dans les années 80, on ne savait pas et on ne parlait pas assez du tabagisme passif. De la même façon, on commence à prendre conscience des conséquences du body bashing, alors si on évitait cette intoxication passive qui créée des problématiques d’image corporelle ?

Pour rappel, les problématiques d’image corporelle sont une des causes les plus répandues de la restriction cognitive ou des troubles des conduites alimentaires, entrainant bien trop souvent, le surpoids ou l'obésité. 

Prenons conscience de ça, aujourd'hui nous connaissons son impact, alors ne pratiquons pas le body bashing, ni envers nous-même, ni envers les autres, tout comme on ne fume pas devant nos enfants, et ne tolérons pas non plus que les autres le fasse ou que nos enfants apprennent à le faire.

 

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Le harcèlement scolaire et ses conséquences

Par Emmanuelle Marsat, le 18 04 2022

Au regard de la fréquence des suivis psychologiques en lien avec le harcèlement scolaire, il m'a semblé être intéréssant de vous faire part d'un article d'une revue, cerveau et psycho où il est question de parler du harcèlement scolaire, du stress chronique et des conséquences sur l'organisme, le développement potentiel du sujet, et de manière générale, sur l'impact que cela peut engendrer chez un sujet victime.

Le harcèlement dans l’enfance et à l’adolescence est une forme de stress social chronique pour la victime, qui subit un abus de pouvoir. La « violence » peut être physique (se faire pousser ou taper), verbale (se faire insulter ou intimider), indirecte (se faire manipuler ou exclure d’un groupe), ou encore virtuelle (sur les réseaux sociaux en particulier). Plus de 25 % des jeunes au primaire et au collège rapportent avoir été victime de harcèlement au moins une fois, 10 à 14 % en ayant souffert régulièrement pendant plus de six mois. Les filles sont autant concernées que les garçons, les premières étant davantage victimes d’agressions sociales et relationnelles, les seconds d’agressions physiques et verbales.

Or, en analysant plus de 100 études scientifiques, Susannah Tye et ses collègues ont mis en évidence que les effets psychologiques du harcèlement seraient semblables à ceux de la maltraitance dans l’enfance ou de toute autre forme de stress chronique. Une étude s'appuyant notamment sur le développement de jumeaux a montré que le fait d’être victime de harcèlement augmente le risque de troubles psychiatriques comme l’anxiété, la dépression, les comportements et idées suicidaires. Une autre équipe a révélé que les garçons harcelés ont 18 fois plus de risques de se suicider que leurs camarades non victimes, et les filles harcelées ont 27 fois plus de risques de souffrir de troubles paniques. Quant aux persécuteurs, ils ont 4 fois plus de risques de développer un trouble de la personnalité antisociale.

Les victimes, dès le plus jeune âge, développent souvent des troubles physiques : perte d'appétit, problèmes de sommeil, maux de tête, douleurs abdominales, troubles de la respiration et fatigue. Bien sûr, ces troubles somatiques sont liés aux difficultés psychologiques et au stress, les jeunes n’arrivant plus à gérer leurs émotions. Ces signes physiques, qui apparaissent rapidement, devraient alerter les proches et les éducateurs.

Mais le stress chronique a aussi des effets à plus long terme… L’organisme est alors incapable de retrouver son « état d’équilibre », ni d’affronter d’autres difficultés. La concentration en hormones et en neuromédiateurs (les messagers entre neurones) restent perturbées, parfois sur de très longues périodes… S’en suivent alors une inflammation des tissus et une augmentation du rythme cardiaque qui persistent, puis un risque accru de dépression, diabète et maladies cardiovasculaires (entre autres).

Ces conséquences à long terme ont été mises en évidence dans les cas d’abus sexuel et d’agressions durant l’enfance, ou de conditions de vie très défavorables, mais il est fort probable qu’elles soient similaires pour les victimes de harcèlement. En effet, les jeunes harcelés présentent des perturbations des taux d'hormones de stress semblables à celles des individus ayant subit de graves traumatismes physiques ou psychiques. Selon certaines études, à l’âge adulte, les anciennes victimes ont dans le sang des quantités beaucoup trop élevées d’un marqueur de l’inflammation, comparées aux enfants non martyrisés. Preuve d’une inflammation chronique, qui a certainement des répercutions sur leur santé.

Les chercheurs s’attendent même à trouver dans les cellules des anciennes victimes de harcèlement d’autres traces du stress chronique subi dans leur enfance, comme des modifications dites épigénétiques, c’est-à-dire des changements dans leurs gènes liés à l’environnement. Mais des études longitudinales complémentaires sont nécessaires pour le confirmer.

Quoi qu’il en soit, au regard des études déjà disponibles sur le sujet, il apparaît évident que le harcèlement à l’école est une forme de stress chronique aux conséquences parfois graves. Il ne faut donc pas le prendre à la légère, et informer parents, éducateurs et enfants, mais aussi les infirmières des établissements et tout autre soignants. 

 

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Stress et Performance

Par Michael MARC, le 25 03 2022

Stress et Performance 

 

Le stress, un concept en vogue

 

Mot devenu banal, que tout le monde utilise, sans vraiment savoir ce qu’il signifie. Un mot souvent chargé de connotations négatives, alors qu’il s’agit d’une fonction essentielle à la vie. Le stress n’est pas une maladie. Ce n’est pas non plus un concept abstrait, aussi impalpable que l’âme ou l’esprit, mais un phénomène concret et scientifiquement.

Il existe 2 types de stress : physiologique et psychologique.

 

Le stress physiologique:

 

  • Le système limbique donne l’alerte.
  • Sécrétion des catécholamines.
  • Activation : axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien.
  • Elévation :
  • concentration de cortisol sanguin
  • glycémie
  • pression artérielle
  • Mobilisation des ressources de l’organisme.

 

Au-delà d‘1 mois :  épuisement

Le cortisol est produit sans contrainte, surstimulant l’organisme jusqu’à épuisement

  • Baisse des défenses immunitaires : Augmentation des sensibilités aux infections - Pathologies cardio-vasculaires, musculosquelettiques, infectieuses, hypertension artérielle, maladies de peau
  • Dans le cerveau, les épines dendritiques régressent. Diminution du nombre de connexion. Si taux de cortisol ne baisse pas : de nouveaux neurones peuvent mourir.
  • Finalement, effondrement du cortisol et de l’immunité.

 

Le stress psychologique :

 

  • Sensation d’être débordé.
  • Déséquilibre entre demandes perçues de la situation et ses capacités perçues de faire face
  • Profils de personnalité influencent l’adaptation au stress :
  • Névrosisme
  • Anxiété
  • Estime de soi

 

Prévention du stress

Il est important de prévenir le stress car sa chronicité celui-ci engendre des effets néfastes sur la santé :

  • Maladies coronariennes
  • Augmentation pression sanguine, triglycérides
  • Cancer
  • Immunodéficience
  • Réduction de la qualité de vie
  • Dépression/ suicide
  • Alcoolisme

 

Le stress et les performances cognitives

 

Le stress chronique diminue la flexibilité cognitive. Il privilégie les habitudes : comportements sur-appris et automatiques en réponse à des stimuli (économique dans un environnement stable).

Il correspond à une réactivité cardiaque plus faible en réponse aux demandes de la situation. Ceci a pour conséquences d’engendrer :

  • Baisse de la vigilance
  • Réduction de l’attention (effet tunnel)
  • Ralentissement de la perception
  • Difficulté de concentration
  • Lenteur de compréhension
  • Lenteur des réponses
  • Augmentation des oublis
  • Difficultés dans le raisonnement

 

La solidité mentale

 

Pour résister au stress et garder un maximum de performances cognitives il faut avoir une bonne solidité mentale qui se définit par 4 items :

  • Faire face à la pression
  • Concentration
  • Motivation
  • Croyance en soi

 

Cela permet d’obtenir des strategies de performance.

Le coping

 

Le coping est un concept récent, apparu pour la première fois dans un ouvrage de Richard Lazarus, « Psychological Stress and Coping Process » (1966)

L’ensemble de réactions et de stratégies élaborées par les individus pour « faire face » (to cope) à des situations stressantes.

L’individu ne subit pas passivement les événements de vie aigus et chroniques.

 

Il existe 2 classifications du coping :

  • Coping centré sur le problème (gérer le problème)
  •  Coping centré sur l’émotion (réguler l’émotion)

 

Plusieurs approches différentes de coping peuvent être mises en place pour lutter contre le stress, pour cela il faut au préalable passer un questionnaire de coping afin de savoir quelle stratégies vous conviendra le mieux pour résister au stress.

En conclusion

Vous l’aurez donc compris le stress n’est pas un fléau, il faut réussir à l’apprivoiser et à s’en servir pour garder nos capacités cognitives au meilleur niveau.

 

Vous pouvez vous rapprocher de professionnels qui peuvent vous aider à gérer ce stress, et ses conséquences au sein de notre structure Atmosphère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Allons fouiller dans la malle à souvenirs

Par Loïck Zouzoulkowsky, le 16 03 2022

En sophrologie, nous vous parlons régulièrement de vos ressources :

Avez-vous des objets, des lieux ressources ou quelles ressources situationnelles pouvez-vous utiliser ?

Bien souvent, la réponse est :

  • Je n’ai pas de ressource
  • Il ne m’en vient pas spontanément
  • Qu’entendez-vous par « ressource » ?

 

Ha oui, tient, c’est quoi une ressource ?

 

En cherchant bien, nous avons tous des souvenirs agréables, des instants plus ou moins longs pendant lesquels nous nous sommes sentis bien, détendus, apaisés…

Et bien les ressources sont tout ce qui compose ces souvenirs.

Comment les solliciter ?

En faisant appel à vos mémoires sensorielles, vous mobiliserez, tour à tour, chacun de vos sens.

Retenez simplement ce moyen mnémotechnique :

VESGT pour Voir, Entendre, Sentir, Goûter, Toucher

La ressource est donc un souvenir lié à un état de bienêtre que vous aurez détaillé en visualisant la composition de l’image (formes, couleur, mouvements…), les sons (Rires, conversations, bruit du vent,  de la mer ou du feu dans la cheminée), Les odeurs, les parfums (l’après rasage du papy, le genet, le sapin….), les goûts (la glace à la vanille, l’orange…) et les sensations tactiles (le vent sur le visage, la chaleur douce du soleil sur la peau, le sable sous les doigts…)

 

Ces sensations sont accueillies sans jugement de valeur, elles sont parties intégrantes de nos ressources et doivent être perçues pour ce qu’elles sont….des déclencheurs de détente.

Cette quette aide à se souvenir des belles choses et mobilise notre attention sur nos ressentis positifs.

Cette recherche peut s’accompagner d’un petit carnet destiné à consigner ces ressentis, ces ressources et à noter celles que l’on se crée au fur et à mesure de notre avancée :

Un nouveau paysage, un nouveau lieu, de nouveaux sons, de nouveaux parfums, de nouveaux goûts, de nouvelles sensations tactiles……

Bref, de nouvelles ressources !

 

 

Pour aller plus loin : 3 kifs par jour de Florence Servan-Schreiber, chez Marabout

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Phineas GAGE

Par Edwige De Zottis Cueille, le 09 03 2022

L’incroyable histoire de M. Phineas GAGE

 

L’histoire de cet homme date des années 1800… elle a constitué la totalité de mon tout premier cours de neuropsychologique à la faculté. Ce mythe a signé mon profond intérêt pour cette discipline et c’est à mon tour, aujourd’hui, de l’utiliser comme point d’accroche lors de mes enseignements. Laissez-moi vous le raconter en quelques lignes…

 

  • Qui est Phineas GAGE ?

Phineas Gage est un contremaître sur les chantiers de chemins de fer du Vermont aux Etats Unis. La réputation de Gage n’est plus à faire : c’est le meilleur contremaître des environs. Il est connu pour être un homme sociable, attentif, minutieux et jovial.

 

 

 

  • Quelle est donc l’histoire de cet homme bien sous tous rapports ?

Mais, le 13 septembre 1848, la vie de Gage bascule. Il devait venir à bout de gros rochers en les faisant exploser. La tâche était simple : verser de la poudre dans les trous de dynamitage, la tasser avec une barre à mine et recouvrir le tout d’argile ou du sable pour contenir la détonation. Mais rien ne s’est déroulé comme prévu : Gage a été distrait, pensait avoir bien recouvert son trou mais n’a pas mis de sable/argile il a donc penser tasser une substance inerte… il a eu étincelle, embrasement de la poudre et décollement de la barre à mine à la vitesse d’une fusée en direction du crâne de Phineas Gage. C’est par la pommette gauche que la barre à mine transperce le crâne de Gage, pour ressortir dans sa ligne médiane tout près de l’implantation des cheveux au niveau du front. Le lobe frontal gauche est entièrement perforé. Les dégâts physiques de Phineas Gage sont impressionnants et très choquants. Mais il ne perd pas connaissance, il se remet à parler et marcher en quelques minutes, n’a que de légères convulsions. Il est même suffisamment d’aplomb pour monter sur une charrette à bœufs pour se rendre à son hôtel. Il s’assoit sous le porche de l’hôtel et dès que le premier médecin arrive pour l’examiner, à Gage de lui lancer : « je crois que vous allez avoir du boulot ». Et de cette extraordinaire aventure, Phineas Gage va devenir l’un des plus célèbres cas que les neurosciences aient connu.

  • Quels soins pour Phineas ?

Le médecin qui soignera Gage sera un médecin de campagne, le docteur Harlow. Pendant les premiers jours après son accident, Gage reçoit des visites, reconnait sa femme, son oncle. Mais quelques jours plus tard, son cerveau contracte une infection, il perd la vue de son œil gauche, se met à délirer. Il tombera dans le coma et, au bout de 14 jours, le docteur Harlow tente l’opération de la dernière chance. La santé de Gage demeure très aléatoire pendant de longues semaines mais il finit par se stabiliser.

En 1849, le docteur Bigelow qui suit de près ce cas « d’école en neurologie », reçoit Phineas Gage à la faculté de médecine de Harvard. Une série de tests est effectuée et les conclusions sont sans appel : Phineas Gage marche, parle, sent et entend et voit.

 

                      

 

  • Mais c’est en dehors des laboratoires que les problèmes commencent …

Les conclusions du docteur Bigelow sont conformes au consensus médical de l’époque selon lequel les lobes frontaux ne serviraient pas à grand-chose. Encore aujourd’hui nous avons encore qu’une idée restreinte du réel rôle de ces zones cérébrales. Tout ce qui est évalué en laboratoire – mémoire, langage, motricité, intelligence, raisonnement – semble demeurer intact chez les personnes souffrant de ce type de lésions frontales. C’est en dehors que tout bascule : nous observons des troubles du comportement, des changements de personnalité, manque d’empathie etc.

 

  • Quelle vie pour Gage après l’accident ?

Individu déterminé avant l’accident, Gage devient versatile, incapable de suivre une idée ou un projet. Lui qui mettait un point d’honneur à satisfaire les besoins d’autrui, ne se préoccupe maintenant que de ses propres désirs sans le moindre scrupule. Enfin, lui qui était « un homme d’affaires avisé et intelligent » devient « vulgaire, malpoli et se laisse parfois aller aux pires insanités ». Beaucoup des amis de Gage disaient « que Gage n’était plus Gage ».

Ainsi, du contremaître bien sous tous rapports à la réputation assurée, Phineas Gage devient un sociopathe capricieux et colérique. La principale conséquence de ces changements est que la compagnie de chemins de fers refuse de reprendre Phineas Gage. Commence alors son errance en Nouvelle Angleterre en se présentant comme « bête de foire » avec sa barre à mine pour se faire un peu d’argent. Il fait aussi des apparitions à l’exposition du musée P.T Barnum de New-York. Et, quelque temps plus tard, Gage trouve enfin emploi stable : conducteur de diligences dans le New Hampshire. Au-delà de ces quelques éléments, les archives sur sa vie post-accident ne nous permettent pas de savoir réellement comment il a vécu ensuite. Il décèdera en 1860 à San Fransisco.

 

De nombreux scientifiques se sont intéressés à Phineas Gage. Son cerveau a fait l’objet de moult études et contradictions. Le  crâne de Phineas Gage est conservé et observable au musée de Harvard. Des témoignages relatent des venues du monde entier pour voir le crâne de Gage. Son histoire a donné du fil à retordre à de nombreux scientifiques ou journalistes, désireux d’en dire toujours plus, d’avoir de nouvelles informations à transmettre. Encore aujourd’hui le « cas » de Gage fascine, interroge, questionne mais passionne ; donnant une base de recherche à de nombreux travaux. A l’évidence, cette histoire stimule l’imagination et attise l’intérêt des gens pour les neurosciences. Et je terminerai par cette citation (dont l’auteur reste inconnu) : « Sous toutes ces histoires […] il y a une vérité qui aura façonné les neurosciences modernes comme aucune autre : le cerveau est la manifestation physique de la personnalité et du sentiment de soi. »

 

 

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Le modèle CPEAR

Par Marion Masson, le 03 03 2022

Le modèle CPEAR ou modèle de Brooke Castillo est très intéressant à utiliser en coaching ou en développement personnel.

Il nous permet d’observer l’influence de nos pensées dans notre vie.

 

Chaque lettre représente une étape :

C : les circonstances. Ce sont les faits, décrits de façon objective, neutre, sans jugement. Je n’ai aucun contrôle dessus.

P : les pensées. Ce sont les pensées qui naissent en moi par rapport à la situation. C’est mon avis personnel à ce sujet.

E : les émotions. Elles découlent de mes pensées et je les ressens dans mon corps.

A : les actions. L’émotion que je ressens me pousse à agir d’une certaine manière (ou à ne pas agir).

R : le résultat. Ce qui en résulte dans ma vie.

Pour mieux comprendre ce que chaque lettre représente, nous allons prendre un exemple.

Imaginons que Agathe, Rose et Clothilde vivent la même situation : c’est dimanche, il pleut.

 

Pour Agathe :

C (les circonstances) : c’est dimanche, il pleut.

P (les pensées) : Agathe pense « zut, j’en ai marre il pleut tout le temps en ce moment ! »

E (les émotions) : Agathe se sent triste et déprimée par la météo.

A (les actions) : comme Agathe se sent triste, elle passe sa journée devant la télévision.

R (le résultat) : Agathe est encore plus déprimée, car elle n’a rien fait de la journée alors qu’elle avait initialement plein de projets.
 

Pour Rose :

C (les circonstances) : c’est dimanche, il pleut.

P (les pensées) : Rose pense « il pleut, d’accord, je vais en profiter pour faire ce que je dois faire dans ma maison. »

E (les émotions) : Rose n’éprouve rien de particulier, elle est juste dans un état d’acceptation.

A (les actions) : Rose range sa maison, fait un brin de ménage et envoie quelques mails.

R (le résultat) : Rose a bien avancé dans ce qu’elle devait faire, et au premier rayon de soleil, elle en a profité pour sortir faire une petite promenade.

 

Pour Clothilde :

C (les circonstances) : c’est dimanche, il pleut.

P (les pensées) : Clothilde pense « chic, il pleut, j’adore peindre des paysages pluvieux ! »

E (les émotions) : Clothilde est joyeuse.

A (les actions) : Clothilde s’installe à son chevalet et peint toute la matinée.

R (le résultat) : Clothilde est d’excellente humeur, elle a bien avancé sa peinture et peut consacrer son après-midi à une autre activité.

 

Dans ce modèle, le Résultat vient toujours confirmer mes Pensées. Ainsi, en modifiant mes Pensées, le Résultat sera différent.

Agathe rumine qu’il pleut tout le temps et n’a en effet pas vu la magnifique éclaircie qui a eu lieu en début d’après-midi.

Rose a eu le temps de faire ce qu’elle devait faire chez elle et elle a ensuite profité du beau temps pour sortir.

Clothilde attendra la prochaine pluie presque avec impatience afin continuer sa peinture.

Ainsi, si je m’entraîne à utiliser ce modèle, je vais pouvoir petit à petit essayer de modifier mes pensées pour obtenir un résultat différent.
 

Choisissons une situation du quotidien, essayons de décrire les Circonstances, puis les Pensées, les Émotions, les Actions et enfin le Résultat. Ensuite, essayons d’imaginer une alternative.
 

Par exemple :

C : mon enfant a eu une mauvaise note en maths.

P : « ça m’agace, il ne fait aucun effort, je suis sûre qu’il n’a même pas pris le temps de lire correctement son énoncé ! »

E : je suis en colère.

A : je gronde mon enfant et je le prive de sortie pour une semaine.

R : mon enfant m’en veut, il est d’humeur massacrante s’est enfermé dans sa chambre.

Du coup mes pensées sont confirmées, je suis encore plus agacée.

 

Maintenant, essayons de changer les pensées :

C : mon enfant a eu une mauvaise note en maths.

P : « ah zut ! que s’est-il passé ? Je vais essayer de comprendre pourquoi il a eu cette mauvaise note ».

E : je suis triste pour mon enfant et en même temps motivée pour l’aider à trouver une solution.

A : je vais discuter avec mon enfant pour comprendre ce qui s’est passé et essayer de trouver avec lui les solutions qu’il aurait pu envisager.

R : mon enfant a certes toujours sa mauvaise note, mais le dialogue est toujours présent, il saura comment gérer dans une situation similaire la prochaine fois et le climat à la maison est serein !

J’ai essayé de comprendre mon enfant et je ne suis pas énervée.

 

Alors, ça vous donne envie d’essayer ?

Prenez n’importe quelle situation que vous avez vécue, essayez de l’analyser à l’aide du modèle CPEAR, puis imaginez ce que ça aurait pu donner en changeant vos pensées !

Amusez-vous bien !
 

 

Sources :

https://podcast.ausha.co/powa-podcast/001-le-modele-cpear-une-base-indispensable-en-developpement-personnel

https://une-chose-par-jour.com/modele-de-brooke-outil-comprendre-ma-vie/

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Doit-on se supplémenter en vitamine D : Pourquoi ? Pour qui ? Comment ?

Par Maud PASCAL, le 23 02 2022

On entend bien souvent parler de la vitamine D. Elle joue un rôle essentiel dans la qualité du tissu osseux et musculaire, elle intervient dans le renforcement de notre système immunitaire et elle participerait à la prévention de certains cancers et de certaines maladies chroniques.

Selon un récent sondage (1), 8 Français sur 10 affirment bien la connaître, En revanche, en ce qui concerne sa provenance, les Français se montrent bien plus hésitants : 24 % d'entre nous ignorent totalement où la trouver et seul 8 % s'estiment incollables sur les aliments qui en contiennent ; 35% citent les fruits comme source importante de vitamine D. Cette croyance atteint même les 49 % chez les 18-25 ans. Pourtant, les fruits n'en contiennent pas du tout !

Et si on s’attardait un petit peu sur le sujet afin de vous permettre de mieux en connaitre les sources et de penser à vous supplémenter en cas de besoin ?

 

Une image contenant ciel

Description générée automatiquement

 

Qu’est-ce que la vitamine D et à quoi sert-elle ?

Pour commencer, les vitamines sont des micronutriments, sans valeur énergétique, c'est à dire qu'elles n’apportent pas de calories. Elles sont indispensables à l’organisme. Chaque vitamine intervient dans différentes fonctions du corps. Il en existe 13 familles réparties en 2 types : les vitamines hydrosolubles (que l’on retrouve dans l’eau des aliments) qui regroupent toutes les vitamines du groupe B (B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9 et B12) ainsi que la vitamine C ; et les vitamines liposolubles (que l’on retrouve dans la partie graisseuse des aliments) qui regroupent les vitamines A, D, E et K.

La vitamine D occupe une place particulière, car son apport est assuré à la fois par l’alimentation (15 % des apports en moyenne en France) mais surtout, par une production par la peau qui résulte de l’exposition au soleil.

 

Dans quels aliments en trouvons-nous ?

 

Vitamine D: essentielle pour mieux résister au Covid-19

 

 

 

 

 

  • dans les poissons gras (hareng, sardine, saumon, thon, maquereau) ;
  • dans certains champignons (girolles, cèpes, morilles et champignons de Paris) ;
  • dans les produits laitiers enrichis en vitamine D ;
  • dans le jaune d’œuf (en moindre mesure) ;
  • dans le chocolat noir (en moindre mesure) ;
  • dans le beurre et les margarines ;
  • dans les abats (notamment le foie) 

 

Comme vous pouvez le constater, les aliments qui en contiennent ne sont pas forcément très nombreux, ni de ceux que l’on va consommer en quantité importante et régulière, au risque de développer d’autres problématiques (consommation excessive de métaux lourds si on consomme trop de poissons gras par exemple). Par conséquent, les apports alimentaires restent limités et souvent irréguliers chez la plupart des français.

 

Quant est-il de l’exposition au soleil ?

Concernant la production par la peau, en France continentale, le rayonnement solaire permet la synthèse de vitamine D seulement de mars à octobre, parfois même moins dans les régions les moins ensoleillées. Pendant cette période, l’apport est suffisant, uniquement pour les personnes à la peau claire, en cas d’exposition du visage, des mains et des avant-bras, pendant 15 à 20 minutes par jour, et aux heures où l’ensoleillement est le plus fort. Mais il faut prendre en compte qu'aujourd'hui, de nombreux facteurs influencent cette synthèse et de fait, la rende insuffisante (pollution atmosphérique, port de vêtements couvrants, utilisation de crème solaire, temps passé à l’extérieur insuffisant, peau mate ou foncée etc...). Rappelons que pour la prévention des cancers de la peau, il est à l’inverse, recommandé d’éviter l’exposition prolongée au soleil durant les heures de fort ensoleillement, et d’utiliser écrans solaires et vêtements couvrants quand l’exposition est inévitable.

On peut donc facilement en conclure qu’il est bien difficile de maintenir un apport suffisant au vu de notre mode de vie actuel, surtout en période hivernale, et sans prendre de risque pour notre peau.

D’ailleurs les chiffres parlent d’eux-mêmes, savez-vous que d’après l’Étude de santé sur l'environnement, la biosurveillance, l'activité physique et la nutrition (2), en 2015, seulement ¼ des français adultes présentent un seuil adéquat en vitamine D et pourtant, l'étude a inclue ceux qui prennent une supplémentation.

 

Faut-il donc se supplémenter ?

Sauf si vous répondez aux critères (consommation importante et très régulière de poissons gras, champignons et produits laitiers) et exposition au soleil importante et quotidienne (en fonction de votre métier et de la région dans laquelle vous vivez), il est probablement préférable de vous supplémenter régulièrement. Le risque de carence est encore plus important chez les nouveau-nés, les nourrissons, les femmes enceintes, les femmes ménopausées, les personnes à peau mate ou foncée et les personnes ayant un emploi d’intérieur.

 

Comment se supplémenter sans danger ?

En premier lieu, il est préférable de favoriser la vitamine D3 plutôt que la D2, qui est mieux absorbable, et d’éviter l’huile de foie de morue. Il existe plusieurs forme de supplémentation :

  • les ampoules sur-dosées type UVÉDOSE® qui apportent 50 000 ou 100 000UI par prise, votre médecin vous en a probablement déjà prescrit, on les prend généralement tous les 2 ou 3 mois et uniquement sur ordonnance ;
  •  les gélules ou les gouttes en prise quotidienne qui existent à différents dosages, pour lesquels il n’y a pas besoin d’ordonnance.

En juin 2011, l’Endrocine Society a publié ses recommandations cliniques pour détecter et traiter la carence en vitamine D. Ce panel d’experts, juge que pour maintenir un taux sanguin adéquat (75 nmol/l), une supplémentation quotidienne de 1 500 à 2 000 UI est nécessaire pour les adultes, et qu’il n’y a pas de risque de surdosage en dessous de 10 000UI par jour.

 

 

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