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Vous trouverez dans cette rubrique des articles écrits par les thérapeutes de la structure @tmosphère chartres. Les articles concernent divers sujets : la psychologie, l'osthéopathie, la diététique, la sophrologie et autres.

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Un homme d'exception

Par Edwige De Zottis Cueille, le 24 01 2022

« Un homme d’exception »

Un film de Ron HORWARD - avec Russell CROWE - 2001

Film récompensé par 4 Oscars dont le meilleur film.

 

Synopsis :

Ce film retrace la vie tragique mais sensationnelle du grand mathématicien John Forbes NASH, élève brillant de l’université de Princeton en 1948.

 

Qui est John Nash ?

John naît en juin 1928 en Virginie occidentale. Il est décrit comme un enfant ayant un comportement parfois étrange mais il demeure très proche de son père, qui apprécie particulièrement la curiosité sans bornes de son petit garçon. Il passe en effet son temps à lire et faire des expériences dans sa chambre (d’ailleurs transformée trop vite en laboratoire).

Vers l’âge de 14 ans, John commence à montrer un réel intérêt et des compétences hors normes pour les mathématiques. C’est un élève doué d’une grande intelligence, mais il ne sait pas en tirer parti. Ses bilans sont désastreux et dévoile une grande aversion pour toute forme de discipline. Il est distrait, distant, plus préoccupé par ses pensées que par les enseignements dispensés en classe.

Le début de ses études est chaotique, il ne sait que choisir, certaines options meurent même dans l’œuf.

1945 : université de Carnegie-Mellon : John impressionne tous ses collègues, avec sa manière imaginative de résoudre tous les problèmes qui lui sont présentés ; et par son insolence dans la manière de les aborder. Il est attiré par de nombreux problèmes (théorie des jeux de Von Neumann, équations diophantiennes), et déjà, bien que non diplômé, de nombreuses offres des plus grandes université du pays s’accumulent. Il se décide pour l’université de Princeton en 1948.

1948 : université de Princeton : John participe dès le début au groupe d’investigation algébrique mais s’en détourne pour se rapprocher du groupe travaillant sur la théorie des jeux. Cette branche, encore nouvelle dans le domaine des mathématiques et qui vient à peine de faire sa place dans le monde doctrinal, devient le sujet de recherche principal de John qui en fera même sa thèse de doctorat. Il conçoit le jeu de Hex, travaille sur la théorie de l’équilibre. Sa thèse s’intitulera « les jeux non coopératifs », et s’appellera plus tard « l’équilibre de Nash ».

 

Le film :

C’est sur cette base que démarre le film : l’arrivée de John Nash sur le campus de Princeton en 1948. Dès le début du film, il est visible pour le téléspectateur que John, malgré un physique charmant et avantageux, présente des bizarreries, notamment dans son rapport aux autres étudiants. D’autre part, Nash semble « transpirer » les mathématiques comme seul centre d’intérêt sur investi : lors de l’accueil des étudiant dans la cour de Princeton, John joue avec un verre, l’oriente et le fait bouger en fonction des rayons du soleil et des rondelles de citron du punch, afin d’obtenir sur une nappe blanche une copie des dessins géométriques illustrés sur la cravate d’un camarade. Il lui dit alors « il y a sûrement une formule mathématique pour définir une cravate aussi laide. »  Nash est présenté alors comme un jeune homme introverti, renfermé et méfiant. Il se tient toujours à l’écart des autres et reste concentré sur la recherche scientifique. Différent de ses collègues, un brin étrange, il ne sait pas nouer et maintenir des relations interpersonnelles. Il s’en trouve rejeté. Les seules relations qu’il entretient se font avec Charles, son colocataire à Princeton. Ces premiers éléments permettent de percevoir toutes les étrangetés de Nash, mais aussi tout son talent. Dès les premiers instants de ce film, John devient ce personnage emblématique très touchant à l’image du « génie fou », avec toute sa sensibilité.

Cette différence est aussi amenée au travers de certains entretiens avec le directeur du département : John a des intérêts nouveaux pour les mathématiques et ne se conforme pas à ce que l’on attend de lui d’un point de vue universitaire. Il cherche « son idée originale ». C’est un leitmotiv pour lui. Il fait de nombreuses expériences dans la cour de Princeton, sur un vélo ou en essayant de traiter le repas des moineaux et leurs déplacements comme un problème mathématique. John envahi les carreaux de sa chambre et de la bibliothèque par des calculs, des formules et des équations. Il semble parfois ne plus voir la lumière du jour et ne plus manger. Charles lui dira d’ailleurs, au milieu d’un flot de jargon mathématique : « depuis quand t’as pas mangé ? »

Dans ce tumulte émotionnel et cette quête de l’idée originale, John Nash assiste un jour à la cérémonie des stylos, principe mis en place à l’université de Princeton, pour célébrer « l’œuvre de toute une vie » (nomination au prix Nobel). John y voit de la reconnaissance et son directeur le rectifie en parlant d’un « accomplissement ». Beaucoup d’émotion ressort de cette scène, car nous sentons tout le dévouement et la consécration de Nash pour les mathématiques et pour son idée originale, qu’il cherche sans relâche. Ce qui contraste terriblement avec le monde terre à terre des universitaires qui parlent de publications, de bourses et qui attendent quelque-chose de John qui ne cadre pas avec sa carrière et ses intérêts.

Le temps faisant, John monte en puissance, trouve deux points d’accroche sur la théorie des jeux et la théorie de l’équilibre. Il devient alors enseignant et dispense des cours au Massachusetts Institute of Technology (Boston) tout en demeurant très ancré à Princeton. C’est lors de ces enseignements que John tombera sous le charme de sa femme, Alicia. John travaille également de manière épisodique avec le Pentagone, pour qui il devra décrypter des codes secrets. Par la suite, John est approché par un certain William Parcher, qui se présente comme un agent fédéral américain, pour décoder les messages secrets des russes dans la presse. Pour rappel, l’Union Soviétique annonce en 1949 qu’elle possède la bombe atomique et les Etats Unis veulent contrer cette menace et de nombreux espions s’y attèlent. John finit par s’identifier à ce groupe, il passe énormément de temps dans les revues de presse, les murs de son bureau à l’université sont jonchés de feuilles et de journaux, des fils sont tirés dans les quatre coins de la pièce. Il en délaisse sa vie de couple avec Alicia. Parcher lui rend visite régulièrement mais en cachette : il insiste ! « ce job n’est pas sans risques » car des agents ennemis surveillent les moindres faits et gestes de John. Nous le voyons déposer à de multiples reprises des enveloppes classées confidentielles dans une boite aux lettres au pied d’une vieille bâtisse, la nuit, seul.

Mais cela entraîne John dans de profondes abysses, des crises que l’on pourrait qualifier de paranoïaques arrivent, souvent à l’université. John devient violent et incontrôlable. Il se sent persécuté par William Parcher. Son seul ami est Charles, son colocataire de chambrée depuis Princeton. Même lui, même Alicia, restent démunis face à la descente aux enfers de John.

Un jour, John quitte une audience en laissant son cartable, fuit, court, traverse les bâtiments et se fait finalement plaquer au sol par deux hommes. Un troisième lui injecte une seringue dans le cou. William Parcher, caché jusqu’alors dans le fond de la salle d’audience, lui crie de ne rien dire, de ne pas se laisser faire. Et John Nash sombre.

Nous le retrouvons dans un hôpital psychiatrique, vêtu d’un pyjama blanc et sanglé. Celui qui se présente sous le nom du docteur Rosen tente de parler à John mais ce dernier refuse tout dialogue en prenant ce prétendu médecin pour un espion russe venu lui soutirer des informations. Et là, pour nous téléspectateurs, tout devient clair : William Parcher n’existe pas, Charles (et sa petite nièce) n’existent pas. Ce sont des hallucinations alimentant les délires paranoïaques de John. Et le verdict tombe, John Nash est schizophrène. Le docteur Rosen annonce le diagnostic à Alicia. John est alors interné. Sa vie chamboulée. Le film centre alors tout son intérêt sur la lutte de John Nash contre la maladie, contre le parcours, malheureusement typique à cet époque, des traitements lourds et douloureux comme la sismothérapie, à raison de plusieurs séances par semaine. John finit par être autorisé à retourné chez lui, il continue un traitement à base d’anti-psychotiques. Il est resté marié à Alicia, qui l’a fidèlement épaulé durant toutes ces années. Ils ont un fils ensemble. Il obtient de petits temps de cours à l’université, sa candidature est soutenue par un ancien camarade de Princeton, Martin, qui accepte de lui donner sa chance, malgré la maladie. Mais nous découvrirons rapidement les effets indésirables de la prise d’anti-psychotiques : John semble impuissant à satisfaire sexuellement sa femme, il souffre. Alors il arrête secrètement de prendre ses médicaments. Et les délires reviennent et ressurgissent, envahissent de nouveau John, sa vie, sa famille et son travail. L’équilibre que l’on sent précaire et tremblant finit par basculer totalement. Comme si tout devait être à refaire, John retourne à l’hôpital. Et le cycle infernal reprend forme sous nos yeux. Son médecin dira : John doit apprendre à vivre avec ses hallucinations, il doit apprendre à distinguer ce qui est réel de ce qui ne l’est pas. Il va devoir vivre avec William, Charles, qui ne sont pas réels mais qui feront à jamais parti de sa vie.

John Nash entrevoit de nouveau une lueur d’espoir. Il retourne à l’université, reprend le chemin de l’enseignement toujours accompagné de la confiance de son camarade Martin. John est âgé maintenant. Il gravit les marches de l’université, accompagné de Charles, de sa nièce qui lui tend les bras. John avance ainsi, sans leur prêter attention jusqu’à son bureau ; et dans sa vie en général. John Nash apprend à dire « adieu » à ses hallucinations. Un jour, des années plus tard, sortant d’un cours, un homme approche Nash et demande à lui parler. John se tourne alors vers une de ses étudiantes et lui demande si elle voit cet homme. Cette jeune fille lui répond « oui », avec une large sourire. Puis, elle pose sa main sur le bras de John et dit « à la semaine prochaine professeur ». John Nash s’explique « je me méfie toujours des nouvelles têtes ». John a appris à faire la distinction entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas.

Le film touche à sa fin par l’emblématique scène des stylos, dans la même salle où, en 1948, John avait regardé un chercheur se faire remettre les stylos de ses confrères et étudiants. Nous revoyons « l’accomplissement pour l’œuvre d’une vie » évoqué par le directeur du département de John dans sa jeunesse. Ainsi, en 1994, à l’âge de 66 ans, John Nash reçoit le prix Nobel d’économie pour son « analyse pionnière de l’équilibre dans la théorie des jeux non coopératifs ».

 

Epilogue :

Les théories de Nash ont modifié les échanges commerciaux internationaux, les relations professionnelles et jusqu’à la biologie évolutive. John et Alicia Nash ont continué de vivre à Princeton dans le New Jersey. John a travaillé normalement jusqu’à la fin de sa vie au département de mathématique. Il s’y rendait tous les jours à pied.

Le 19 mai 2015, John Nash reçoit à Oslo des mains du roi Harald V le prix Abel (« pour des contributions fondamentales et absolument remarquables à la théorie des équations aux dérivées partielles non linéaires et ses applications à l’analyse géométrique »). Le 23 mai 2015, au retour d’Oslo, John et Alicia décèdent tragiquement dans un accident de taxi sur l’autoroute qui les ramenait chez eux. John Nash avait alors 86 ans.

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Et si on prenait carrément le temps de respirer

Par Loïck Zouzoulkowsky, le 22 01 2022

 Respirer est la seule fonction à la fois consciente et inconsciente.

Elle nous est indispensable pour notre apport en oxygène et son fonctionnement involontaire y pourvoit quotidiennement, pour autant le possible contrôle de cette fonction naturelle constitue un accès à la régulation de nos états internes par son action sur le système nerveux autonome.

La respiration dite carrée est l’un des exercices les plus simples à mettre en place dans cette optique.

Elle est constituée de quatre temps chacun équivalent à 4 secondes :

Inspiration, rétention poumons pleins, expiration, rétention poumons vides :

                                                                                Exercice de relaxation : la respiration carrée - Heev

Mais à quoi ça sert ?

En contrôlant la fréquence et le type de respiration (abdominale, costale ou thoracique) nous avons la possibilité d’augmenter la souplesse et l’amplitude des mouvements des muscles mobilisés lors de cet exercice : le diaphragme et les muscles intercostaux.

La respiration carrée contribue également à une amélioration de l’ oxygénation sanguine et du système neurovégétatif, nous permettant d’agir sur notre niveau de vigilance et de faciliter la détente.

En bref :

A partir de quatre cycles la respiration carrée permet de :

  • Retrouver son calme lors d’une situation stressante
  • Retrouver un peu de tonus
  • Se recentrer rapidement sur l’instant présent

Au-delà de vingt cycles la respiration carrée permet de :

  • Mobiliser une relaxation plus profonde
  • Mettre en place une détente discrète au bureau, en classe, en balade…
  • Mettre en place une action anti-stress durable

Une pratique régulière permettra une détente progressive du diaphragme et facilitera l’accès à la pleine conscience et aux visualisations des ressources mobilisées en sophrologie.

 

Source : INSEP Fiche outils n° 6 CREPS sud est

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Se plaire dans la vie qu’on a déjà

Par Marion Masson, le 10 01 2022

En coaching SAJECE, nous utilisons parfois les démarches symboliques. C’est une manière de reprogrammer son inconscient vers quelque chose de positif. Il existe de nombreux exercices différents : pour recevoir des cadeaux de la vie, pour se couper des liens toxiques, pour créer la famille de ses rêves… et il est possible d’en inventer sur chaque sujet qui nous intéresse.

Aujourd’hui, je vous propose de regarder la vidéo de Camille Griselin, co-fondatrice de la méthode SAJECE, pour se plaire dans la vie qu’on a déjà !
En effet, il nous arrive de rêver d’ailleurs, de changements, mais il nous oublions parfois de considérer ce qui nous convient dans notre vie actuelle.

Et si nous pouvions avoir un nouveau regard afin de voir ce qu’on aime toujours dans notre vie ?

Dans tous les cas, notre inconscient prendra ce qu’il souhaite dans la démarche symbolique, il aura envie de changer ce qui ne nous convient plus, mais il appréciera à nouveau ce qui lui plaît encore.

Vidéo de l'exercice

Je vous invite par ailleurs à aller explorer les autres vidéos de Camille Griselin, elle propose des démarches symboliques, des séances d’hypnose SAJECE, des réflexions… et je trouve ça toujours intéressant d’avoir un nouveau regard sur la vie !

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Quelle est la différence entre le Yoga et le Pilates ?

Par Mickaël Ripamonti, le 30 12 2021

Quelle est la différence entre le Yoga et le Pilates ?

Cette question revient souvent au sein du Studio et nous allons tenter d’y répondre de façon simplifiée.

Mais avant de parler de différences, tentons de comprendre pourquoi on confond souvent les deux techniques. Le Yoga et le Pilates sont des disciplines de remise en forme douces utilisant l’exercice physique sans impact avec un travail au poids de corps mais faisant également appel à la concentration et au contrôle de la respiration. Globalement, elles cherchent à : équilibrer le corps et l’esprit, avoir un bien-être global, harmoniser la silhouette et muscler l’ensemble du corps.

Bien que le Yoga et le Pilates présentent des similarités, ces pratiques n’en demeurent pas moins très différentes.

 

  • Le Yoga est une discipline indienne ancestrale qui ne vise pas essentiellement le travail corporel. La dimension spirituelle est très importante dans le Yoga avec une prise en compte de la méditation. Cette pratique est parfois même considérée comme un mode de vie, une philosophie, un état d’esprit car ce n’est pas qu’un simple enchaînement de postures. Chaque mouvement est à la fois une méditation, une respiration et une activité physique.

 

  • Le Pilates n’est pas une discipline spirituelle. Bien que cette méthode exige également une grande concentration lors de la réalisation des mouvements, elle ne prend pas en compte la méditation.

 

  • Les élèves doivent se concentrer sur leur respiration dans les deux disciplines mais d’une façon différente. Au Yoga, pendant les postures, on inspire et expire par le nez. Au Pilates, il faut inspirer par le nez et expirer par la bouche lors de l’exécution des exercices.

 

  • Au yoga, on ne parle pas de séries ou répétitions, chaque posture est effectuée une fois de chaque côté et les mouvements sont enchaînés.  Au Pilates, les mouvements sont effectués plusieurs fois sous la forme de séries qui peuvent être interrompues pour contrôler le mouvement et le positionnement du corps.

 

Il y aurait encore beaucoup de choses à rajouter et comme il n’y a que par l’expérimentation corporelle que vous pourrez réellement vous faire une idée… Alors vous êtes Team Yoga, Team Pilates ou Team Yolates ?

 

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Peut-on choisir son poids ?

Par Maud PASCAL, le 28 12 2021

« Je veux perdre 11kg », « Je veux redescendre à 74kg », « Je veux passer sous la barre des 60kg, le chiffre 6 me stress, c’est psychologique », « Si je pèse plus de 85kg c’est trop, je préfère 84,9kg que 85,1kg » « je voudrais avoir 10kg de moins que ma taille » etc…

 

Mais est-ce vraiment nous qui choisissons notre poids ?

 

Le poids, c’est quoi finalement ?

Pour commencer, il s’agit d’un abus de langage, car en réalité le poids est mesuré en Newton, et c’est la masse que l’on mesure en kilogrammes. Ce que l’on appelle notre poids est notre masse corporelle, c’est-à-dire la quantité de matière contenue dans notre corps. Mais ce dernier est composé de plusieurs éléments qui pour un poids égal, ne vont pas avoir le même volume. Par conséquent, notre poids ne mesure en aucun cas le volume de notre corps, l’harmonie de notre silhouette, et encore moins notre santé.

 

Description : Photo de Stone balance with plume. - ID:95715975 - image libre de droit -  Stocklib

 

Ainsi, notre masse musculaire est bien plus dense que notre masse graisseuse. Si on est plutôt musclé, nous allons peser plus lourd sur la balance, sans forcément avoir une masse graisseuse importante. Et pourtant, la notion d’IMC (Indice de Masse Corporelle) est calculée uniquement avec notre poids et notre taille. Elle ne prend pas du tout en compte, notre composition corporelle (ni même notre âge ou notre sexe d’ailleurs)…  

 

Description : IMC : comment calculer son IMC ? Universites-numeriques.fr

 

Prenons un exemple parlant, savez-vous combien pèse Teddy Riner ? Et bien, il pèse 140kg pour 2m04. Son IMC est donc de 33,6, ce qui relève de l’obésité. Pour autant, nous sommes tous d’accord pour dire qu’il n’est pas obèse et que c’est bien sa masse musculaire qui pèse si lourd. D’autres personnes qui pèsent 140kg pour une taille équivalente auront probablement une multitude de morphologies différentes, pouvant présenter un risque ou non pour leur santé.  

De ce premier constat, on conclut que le poids n’est pas le reflet de notre composition corporelle, de notre image ou de notre santé, et que l’IMC est un simple repère de première intention. Il n’est en aucun cas le marqueur du poids que l’on devrait faire pour se sentir bien.

Je vous propose d’aller un peu plus loin sur notre composition corporelle, en cherchant à comprendre comment tout ça se régule au cours de la vie.

 

Régulation du poids et Set-Point (ou poids d’équilibre)

En dehors de la période de croissance, c’est principalement notre masse musculaire et notre masse graisseuse qui peuvent fluctuer. Passons rapidement sur notre masse musculaire, qui va s’adapter à nos efforts physiques, et qui nous pose rarement problème. Notre masse graisseuse quant à elle, fait l’objet d’une régulation spécifique.

Elle regroupe un ensemble de cellules que l’on appelle adipocytes. Ils représentent une partie de nos réserves d’énergie. Ils ressemblent à des petits sacs qui se remplissent et se vide en fonction de l’énergie que l’on va apporter. Contrairement à ce que l’on croit, ils ont bien d’autres fonctions indispensables (immunitaire, endocrine, thermorégulatrice, mécanique etc...). Il nous est donc nécessaire d’avoir de la masse graisseuse pour survivre et être en bonne santé. D’ailleurs, nous possédons tous une valeur de masse graisseuse qui est programmée génétiquement. Cette « valeur consigne » est le repère de notre corps, qu’il doit maintenir. Si on s’en éloigne un peu, dans un sens comme dans l’autre, des mécanismes vont s’enclencher dans le but d’y revenir.

Par exemple, si on ne s’alimente pas assez, notre faim va augmenter, et notre comportement alimentaire va se modifier (envies plus importantes et persistantes, perte de contrôle, attrait pour les aliments riches etc…) et inversement, si nous surconsommons, notre faim va diminuer voir disparaitre et des inconforts vont apparaitre (ballonnements, sensations de lourdeurs après les repas, remontées acides etc…). En dehors de pathologie spécifique, notre corps va faire le nécessaire pour rester dans sa valeur de consigne.

 Si nous sommes donc attentifs à nos signaux corporels et que nous répondons à nos besoins, notre masse graisseuse fluctuera peu et oscillera autour de notre valeur consigne au cours de notre vie. Mais si on surconsomme trop longtemps pour une raison ou pour une autre (moment émotionnellement difficile, traumatisme, habitudes induites par notre environnement, notre culture ou notre éducation, manque de sommeil, arrêt du tabac etc…) cette valeur consigne peut finir par se dérégler et donc modifier notre poids d’équilibre.

Je vous propose un petit schéma pour mieux comprendre comme ça fonctionne :

Description : C:\Users\maudp_000\Desktop\CABINET\schéma adipocytes.png

Pour résumer, si le nombre de nos cellules graisseuses (adipocytes) augmentent parce qu’on a trop surconsommé, et bien on ne peut plus les détruire, elles seront toujours là, et même si elles pourront toujours diminuer un peu en taille, la valeur consigne sera désormais plus haute qu’elle ne l’était.

Voici une des explications principales de l’obésité, qui ne l’oublions pas, est définie par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) comme étant une maladie chronique faiblement réversible. Alors que dans le langage courant, on a tendance à entendre qu’il suffit de « se reprendre en main » pour corriger le problème.

On ne décide donc pas de son poids d’équilibre (set-point), et au même titre que la couleur de nos yeux, de nos cheveux, notre taille etc… Il est important de l’accepter.

Si vous avez bien suivi mes explications, vous êtes probablement en train de comprendre pourquoi les régimes amaigrissants ne fonctionnement pas sur le long terme. Ils consistent en effet à sous-consommer en se restreignant, et donc à déclencher nos processus de régulation, qui nous conduisent à finalement laisser tomber et à reprendre du poids. On pense que c’est une question de volonté mais peut-on vraiment par force de volonté, s’opposer à un processus de régulation automatique du corps ? Pouvez-vous choisir d’arrêter de respirer plus de quelques minutes ? En revanche, à long terme, les reprises de poids post-régimes, vont faire augmenter notre poids d’équilibre si notre nombre d’adipocytes augmente et donc nous faire finalement grossir plus que lorsque l’on a commencé…

 

Alors si on arrêtait de vouloir choisir notre poids et qu’on évitait les régimes à répétition ? Et si à la place, on essayait de retrouver nos processus de régulation et de les laisser faire leur boulot pour maintenir notre poids d’équilibre et moins nous prendre la tête ?

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Le cupping : en quoi cela consiste ?

Par Michael MARC, le 27 12 2021

Le cupping : en quoi cela consiste ?

 

La pratique des ventouses remonte à l'Antiquité, où l'on connaissait leurs bienfaits et leur apport énergétique pour le corps.  Cette technique s'inspire directement d'un constat vieux comme le monde : il faut aspirer le mal hors du corps. Partant de ce principe, l'homme a utilisé ce que lui donnait la nature, notamment les sangsues. Dans les grandes civilisations telles l'Egypte, la Grèce, la Chine, l'homme a très vite perfectionné ce procédé en mettant au point des ventouses diverses, en terre cuite, en bois, en bambou, en métal, en corne d'animaux, et plus tard en verre. Ce moyen médical a continué à être utilisé en Europe et aux États-Unis jusqu’à la moitié du XXe siècle en médecine traditionnelle.

J’utilise le cupping en complément de ma pratique depuis plus de 10 ans car les ventouses s’inscrivent dans la philosophie de l’ostéopathie. Ci-dessous je vais vous expliquer comment la méthode du cupping fonctionne.

 

L’action localisée de la ventouse va permettre de :

  • Décongestionner les tissus sous-jacents,
  • Activer le système lymphatique et de favoriser la circulation sanguine.
  • Le muscle fatigué se « régénère » plus rapidement, et le temps de convalescence est réduit.

Chez les sportifs nous pouvons les utiliser avant ou après un effort physique.

Action du cupping avant l’effort :

  • Éviter les contractures
  • Prévenir de la fatigue musculaire qui survient lors de l’effort
  • Optimisation des fonctions métaboliques circulatoires

Action du cupping après l’effort :

  • Réduire temps de convalescence d’une contracture
  • Accélération du processus de guérison cellulaire
  • Relâchement musculaire

 

Les ventouses ont donc ce qu’on appelle un effet de détoxification, car elles permettent à l’organisme d’éliminer les toxines.

 

Le principe des ventouses repose sur le déséquilibre acido-basique qui est quasiment constant dans notre organisme. Celui-ci provient du stress excessif, des habitudes hygiéno-diététiques, des attitudes sédentaires et des facteurs extérieurs comme la pollution. De nombreux acides qui après être passés dans le sang encrassent le métabolisme et ralentissent les éliminations. Le système rénal ne peut pas tout éliminer à lui seul ces acides, le relai se fait par les substances minérales qui par effet tampon les neutralisent pour former des sels résiduels.

 

Ceci a pour conséquence d’entrainer :

  • Une perte minérale
  • Une atteinte du système musculosquelettique (inflammation, arthrose, ostéoporose, rhumatisme).
  • Hypoxie sanguine
  • Diminution du pH des urines (causes principales de pathologies métaboliques).

 

Les ventouses ouvrent les pores de la peau et détoxifient l’organisme. La congestion locale provoque une hyperémie et draine les facteurs pathogènes. Les ventouses ont un effet mécanique et vasculaire, cela repose sur le principe physique de la mécanique des fluides qui régit la circulation de tous les liquides de l’organismes.

 

 

 

 

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Qu'est ce que le psycho traumatisme ?

Par Emmanuelle Marsat, le 19 12 2021

Avant que nous rentrions dans le vif du sujet, il semble nécessaire que l’on remonte le temps afin de comprendre l’origine de ce terme et de son histoire.

Nous remontrons en 450 av JC avec Hérodote qui fut l’un des premiers à constater un changement de fonctionnement psychologique chez un soldat Athénien.

Pour la première fois l’idée d’un choc psychologique émerge et semble repéré.

 

Ce n’est que bien des années plus tard, dans le cadre militaire et particulièrement du combat que les médecins et psychiatres furent les premiers à étudier scientifiquement l’impact de la violence, de la frayeur et de l’horreur sur les soldats.

 

A quoi cela sert d’évaluer le psycho traumatisme ?

 

Ce n’est qu’à la fin du XIX siècle que le terme de « névrose traumatique » fait son apparition dans le vocabulaire des cliniciens.

Ce terme très controversé était directement lié à la demande de dédommagement des victimes d’accidents de chemin de fer pour leurs troubles nerveux.

Les experts de l’époque voyaient en ces victimes des simulateurs, acteurs de théâtre et autre supercherie.

 

Plus tard encore, vint la question de comprendre ce fameux psycho traumatisme, afin de le traiter rapidement au niveau des états émotionnels et des états d’épuisement psychique qui s’en suivaient et qui rendaient le sujet inapte à poursuivre sa mission.

 

Je vous propose donc cette définition qui me semble être celle exprimant au plus proche cet état.

 

Troubles présentés par une personne ayant vécu un ou plusieurs évènements traumatiques ayant menacé leur intégrité physique et psychique ou celle d’autres personnes présentes, ayant provoqué une peur intense, un sentiment d’impuissance ou d’horreur, et ayant développé des troubles psychiques liés à ce(s) traumatisme(s).

 

Ce que je retiens particulièrement tout au long de ma pratique et de ma spécialité se retrouve dans cette définition et particulièrement au détour de ce terme : L’impuissance.

 

Le psycho traumatisme nous confronte à notre impuissance, notre vulnérabilité, nos peurs et nous amène un sentiment d’être le spectateur de notre propre existence.

 

Sommes nous tous potentiellement concerné par le psycho traumatisme ?

La réponse est malheureusement oui.

Cela ne veut pas dire que nous le vivrons tous, néanmoins nous pouvons tous en souffrir à un moment ou un autre de notre existence.

Ce psycho traumatisme est lié à trois choses :

  • L’événement (agression, viol, décès soudain, blessure grave, catastrophe naturelle etc etc…)

Le caractère répétitif et la fréquence de l’événement tend à accentuer le traumatisme et la potentialité par la suite de développer un syndrome de stress post traumatique.

La multiplicité des facteurs traumatisants doit également être prit en compte ainsi que la proximité émotionnelle (plus la personne est proche du sujet, plus elle pourra développer un syndrome de stress post traumatique) ainsi que la proximité physique (plus la personne est proche du lieu de l’événement traumatique, plus elle risque de développer un syndrome traumatique).

 

  • L’individu bien sur, en prenant en considération son sexe, son âge, la socialisation, la personnalité et les ressources cognitives, le rôle de la personne dans le déclenchement ou le déroulement de l’événement, la culpabilité lorsque la personne est l’agent involontaire du drame, l’évaluation personnelle du sujet (suis je bien en ce moment, comment je me sens dans ma vie, pro, perso etc..) et de manière général l’individu avec ses croyances et ses valeurs.

 

  • le milieu de récupération

 

On entend par le milieu de récupération, le soutien de l’entourage proche, l’isolement de l’individu tend à accentuer les capacités d’adaptations du sujet.

 

Il existe deux types de psycho traumatisme :

 

  • Le psycho traumatisme de type I :

Lorsque l’événement est unique dans votre histoire de vie

  • Le psycho traumatisme de type II :

Lorsque l’événement est répété ou durable (maltraitance physique, psychique, violence conjugale etc…)

 

Dans tout cela, quel est le rôle du psychologue ?  

 

Tout d’abord il est essentiel d’identifier les violences puis de faire le lien entre les violences subies et les symptômes actuels. Le psychologue permettra au sujet d'élaborer, de verbaliser. 

La mise en mot de chaque situation est essentielle ainsi que chaque comportement et chaque émotion, l’objectif étant de ne jamais renoncer à tout comprendre ni à redonner du sens au sujet.

Il est donc essentiel de mettre en place une prise en charge au plus proche de l’événement traumatique afin de permettre au sujet de sortir le plus tôt possible de ce sentiment d’impuissance.

 

Notons enfin que si les faits à l’origine du psycho traumatisme constituent une infraction, un processus judiciaire peut débuter et s’articuler au traitement médico social, ce qui peut en fonction du sujet, accélérer la réparation et l’évolution.

 

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Les distorsions cognitives… À chacun ses filtres !

Par Sandra Legendre, le 13 12 2021

"Ce ne sont pas les évènements de leur vie qui troublent les humains, mais les idées qu'ils s'en font." - Epictète

Epictète, qui a vécu entre l’an 50 et l’an 125, avait déjà compris bien des choses sur l’Humain et ses perceptions.

 Cette citation constitue les prémisses d’une notion désormais centrale en psychologie cognitive, celle des « distorsions cognitives », aussi appelées « croyances dysfonctionnelles ». Zoomons ensemble sur ce concept Papier peint Personnage avec loupe • Pixers® - Nous vivons pour changer

 

Lorsque nous vivons une situation, cette dernière engendre naturellement et spontanément un ensemble de pensées, induisant elles-mêmes des émotions, qui nous ferons agir d’une manière, ou d’une autre.

La thérapie cognitive comportementale pour les expériences inhabituelles,  les voix et la méfiance face aux autres

Les pensées déclenchées dans une situation ou face à un évènement ne sont toutefois jamais neutres. Elles découlent toujours de notre interprétation de ce qui se passe, de ce que nous voyons, de ce que nous entendons. Cela fonctionne comme un filtre, au travers duquel passent nos perceptions et qui colore le monde qui nous entoure. 

Cercle chromatique et comment s'en servir en décoration de la maison

La bonne nouvelle, c’est que nous avons tous des biais cognitifs ! Ce n’est pas un défaut, mais initialement, une grande qualité de notre cerveau. Cette machine formidable, si puissante, a besoin de faire des raccourcis. Si nous devions toujours tout analyser en détail pour nous faire un avis, nous serions submergés d’informations en permanence ! Nous avons tous nos types de distorsions cognitives favorites, que nous avons lentement, progressivement, crées au cours de notre développement, du fait des expériences que nous avons vécues.

En revanche, lorsque nous produisons trop de biais, que jamais nous ne voyons les choses objectivement, cela peut entrainer des difficultés psychologiques et une grande souffrance. Les biais cognitifs sont souvent associés à des émotions désagréables (peur, tristesse), qui, lorsqu’elles sont trop fréquentes peuvent être difficiles à gérer et entrainer des conduites inadaptées.

Et si on illustrait tout ça avec un exemple ?

Vous envoyez un sms à votre meilleure amie, qui ne vous répond pas… Quelle est alors votre pensée ?

Si je vous posais la question de vive voix, je suis certaine que j’aurais de multiples réponses. Certains diront « elle répondra plus tard, elle doit être occupée », d’autres « il lui est peut-être arrivé quelque chose », ou encore « elle est peut-être fâchée après moi ». Tant d’interprétations différentes, qui, on s’en doute, ne vont pas générer les mêmes émotions ensuite. Si je pense que ma meilleure amie est fâchée, ne vais-je pas m’inquiéter ? Ruminer ? Repasser en boucle notre dernier échange pour voir ce que j’ai mal fait ? … Tandis que si je me dis « elle doit être occupée », je devrais passer une bien meilleure journée. Deux chemins si différents, qui partent toutefois d’un même point de départ.

Cet exemple, simpliste, n’en est pas moins vrai. La plupart de nos ruminations, et de nos vécus anxieux, trouvent leur source dans ce concept de distorsions cognitives.

Bien qu’elles soient naturelles il est important d’avoir en tête ces distorsions. Elles peuvent aider à mieux comprendre ceux qui gravitent autour de nous, et qui voient les choses si différemment ! Même si vous ne partagez pas la façon dont les autres voient le monde, considérer qu’il puisse exister d’autres points de vue, d’autres interprétations, est d’une grande richesse et aide à mettre à distance un vécu émotionnel pas toujours agréable. Il est ici question de relativiser, de faire ce pas de côté qui nous apaise tant et qui aide à avancer plus sereinement.

C’est tout là l’objet de la restructuration cognitive. Il s’agit d’un outil développé en TCC et qui permet au patient de travailler ses propres distorsions. Il est souvent nécessaire d’être accompagné dans cette démarche, qui n’est pas si simple… On touche ici à des « réflexes » de votre cerveau, qu’il faut justement rendre moins automatiques.

Si vous souhaitez aller plus loin sur la question des biais cognitifs, je vous invite à écouter ce podcast, à partir de la minute 7.Il illustre parfaitement l’implication des biais cognitifs dans le quotidien, en prenant notamment les discours politiques pour exemple.

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-emission-du-lundi-30-septembre-2019

 

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Les jeunes aidants

Par Loïck Zouzoulkowsky, le 30 11 2021

Les médias abordent de plus en plus souvent le sujets des aidants, cependant, ils sont souvent oubliés des sujets des 20h.

« Ils », ce sont les jeunes aidants, adolescents et jeunes adultes qui apportent un soutien quotidien à un de leurs proches, un père, une mère, un frère ou une sœur.

Une situation fait suite à un handicap physique, psychique, une maladie ou une dépendance.

Selon le site « la veille acteurs santé », ils seraient 500000 en France, un nombre sous-évalué aux yeux de la JADE (Jeunes AiDants Ensemble)

Bien que certaines retombées puissent être vécues comme positives, sentiment de fierté, de maturité vis-à-vis de ses pairs, la plupart fragilise la santé physique et mentale de ces jeunes.

Cette situation, et les responsabilités qui l’accompagnent, s’ajoutent aux préoccupations du moment et à celles propres à l’enfance ou à l’adolescence.

Cependant, ils souffrent souvent du manque d’écoute des adultes qui les entourent, parents, enseignants, soignants, tant ils forcent l’admiration de ces derniers.

Comme les adultes, ces jeunes aidants éprouvent des difficultés à parler de leur situation, à faire part de leurs propres difficultés.

Ce « silence » a pourtant des répercutions scolaires, sociales et physiques dans leur vie quotidienne : hésitation à inviter des amis, retards en cours, douleurs physiques, troubles psychologiques semblables au Burn out des adultes…etc.

Une première enquête Novartis Ipsos de 2017, révèle que pour certains d’entre eux, la situation d’aide a commencé avant 13 ans et que nombre d’entre eux se sentent fatigué (59%), évoquent des troubles du sommeil et diverses douleurs physiques (42% et 44%).

Que faire alors ?

Comme pour leurs aînés, il semble primordiale de les aider à s’accorder du temps pour eux et à faciliter la mise en place et le maintien de leurs loisirs. Les sensibiliser aux soutiens possibles par des associations dédiées comme la JADE (association nationale des jeunes aidants).

Pour en savoir plus, l’émission « infra rouge » du 20 octobre dernier, sur France2, donne la parole à Alice, Cynthia, Eva et Martin qui abordent leurs propres situations avec simplicité et franchise.

https://www.france.tv/france-2/infrarouge/2818895-plus-grand-que-soi.html

Sources : 

Association française des aidants

JADE

Enquête Novartis Ipsos "qui sont les jeunes aidants" 2017

Et quelques liens pour compléter le propos : 

https://www.aidants.fr/sites/default/files/fichiers_attaches/ipsos_infographies_jeunes_aidants_vf.pdf

https://www.aidants.fr/sites/default/files/fichiers_attaches/ipsos_pour_novartis-qui_sont_les_jeunes_aidants-rapport_detudes_vf.pdf

https://www.aidants.fr/sites/default/files/fichiers_attaches/communique-enquete-_jeunes-aidants-novartis-ipsos-vf.pdf

file:///D:/HAND%C3%89O%20-%20OBS%20GUIDE%20Jeunes_aidants%20(1).pdf

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Stress en environnement professionnel

Par Thierry FOND, le 29 11 2021

La France détient le triste record d’être, depuis plusieurs années, sur le podium des pays européens en matière de stress au travail.

1 français actif sur 5 dit subir du stress au quotidien dans son environnement professionnel. 1 sur 3 a la conviction que son employeur ne fait que très peu de cas de son bien-être au travail.

Et pourtant, malgré un niveau d’informations et de communication historiquement élevé (notamment sur les phénomènes très médiatisés de Burn out ou plus récemment de Bore out), le mal-être au travail demeure tabou.

En effet, seuls 2 travailleurs sur 10 en souffrance au travail se disent prêts à en parler directement à leur manager, ce dernier étant pourtant, en principe, le premier à pouvoir agir. N’oublions pas par ailleurs que les employeurs ont une obligation légale par la mise à jour annuelle de leur DUER (Document Unique d’Évaluation des Risques), de prendre en considération les risques psychosociaux, ces derniers étant directement liés aux phénomènes de stress. En clair, l’employeur est dans l’obligation de prendre en considération les situations de stress vécues dans son entreprise.

Alors à défaut d’en parler pour bon nombre à leur employeur…à qui en parlent-ils ? … Amis, conjoint, famille… et bien sûr… à leur thérapeute. 1 consultation sur 3 en moyenne est liée directement ou indirectement à un environnement professionnel stressant, qu’il soit humain, organisationnel ou technique. Je l’ai moi-même constaté directement ces dernières années dans le cadre de mon activité de sophrologue.

Et ils ont raison de consulter car les conséquences de ce mal être au travail sont loin d’être anodines.

On sait aujourd’hui que les mécanismes physiologiques engendrés par le stress (taux de cortisol élevé, sommeil perturbé, alimentation anarchique, rythme cardio-respiratoire chaotique) sont à l’origine de nombreuses pathologies.

Au regard de cette problématique, il n’existe malheureusement pas LA solution magique pour sortir des angoisses liées au travail. Pas de recettes miracles donc, mais des solutions qu’il ne faut pas négliger. La première consiste à verbaliser son malaise, la vertu de mettre des mots sur nos maux n’est plus à démontrer. Le thérapeute ou les ressources humaines si elles sont formées sont de bons interlocuteurs, ils ne seront ni dans le jugement ni dans la compassion, ils adopteront une écoute assertive et bienveillante. En verbalisant sa difficulté, on s’en libère en partie.

Puis viennent les principes de bons sens, qui vont sans dire mais qui sont mieux quand on les rappelle… Prendre du temps pour soi, s’accorder des moments de « vraie » liberté, c’est-à-dire des moments de temps libre qui ne sont pas remplis d’une « foultitude » de choses à faire. Flâner, marcher, nager, courir, faire du shopping… peu importe dès lors où ce temps est pour vous et sans contrainte. Ce sont des instants précieux pendant lesquels on reprend de l’énergie. N’oubliez pas que votre stress dévore votre énergie…!

Puis tout mettre en œuvre pour recouvrer un sommeil de qualité. Des exercices de sophrologie, des plantes aux vertus apaisantes en passant par la tisane de mère grand… peu importe dès lors qu’un sommeil réparateur est au bout de la démarche.

Enfin le yoga, la méditation de pleine conscience ou la cohérence cardiaque sont d’excellents exercices pour diminuer l’impact du stress.

L’idée générale de toutes ces actions est double. Ramener un état d’apaisement psychocorporel et prendre le bon recul par rapport au problème. On réfléchit mal quand on est fatigué, irrité, agacé ou triste… Ramener du calme et de l’apaisement est donc indispensable pour décanter la difficulté vécue sans excès d’émotion et in fine prendre les bonnes décisions pour régler la problématique.

Le pire serait de subir sans agir. Ne rien faire est la pire des solutions. Le stress et ses effets délétères ne passeront pas par enchantement.

Pour aller plus loin si vous le souhaitez je vous invite à écouter cette excellente intervention du Dr Serge Marquis, expert canadien de la santé mentale au travail : https://youtu.be/MzvF3OVWgZM son intervention est aussi passionnante que son accent canadien est à couper au couteau…    (attention vidéo longue durée).

 

Sources des données citées plus haut : ADP (Automatic Data Processing) ; Inserm

Expertise collective ISBN 978-2-85598-884-5

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L'hypersensibilité

Par Edwige De Zottis Cueille, le 17 11 2021

Revenons au début de l’histoire. Bien que de nos jours le terme « d’hypersensibilité » fasse couler beaucoup d’encre, prenons le temps de remonter aux origines de ce concept aujourd’hui hautement repris, et parfois même largement déformé par les dictats de notre société.

 

Cette notion renvoie à un tempérament, une caractéristique individuelle. Les premiers pas de cette notion remontent aux années 1990, avec cette psychologue et chercheuse américaine : Elaine Aron. Cette auteure revisite le concept de « sensibilité innée », introduit par Carl Gustav Jung en 1913. A cette époque, Carl Gustav Jung décrit la personnalité hautement sensible comme une façon différente de traiter sa réalité.

 

En 1996, Elaine Aron, créatrice du concept, identifie un « ensemble clinique » décrivant les personnes hautement sensibles, dont les caractéristiques découlent d’une plus forte réactivité à une même stimulation. Ainsi donc, Elaine Aron créer une échelle de mesure de l’hypersensibilité, qui décrit le versant du ressenti. Mais actuellement, cette échelle est controversée car cela implique de faire de certaines personnes « une catégorie à part ». De plus, dans le modèle d’Elaine Aron l’hypersensibilité est vue selon une définition trop large du concept.

 

Le terme « d’hypersensibilité » a des aspects positifs. Carl Gustav Jung parlait déjà de son temps, de « caractères enrichissants ». Mais cela a aussi des aspects plus négatifs. Comme une sensibilité accrue à la peur. Plus récemment dans les années 2010, le psychanalyste et écrivain Saverio Tomasella propose d’utiliser les termes de « ultrasensible » ou « ultra sensibilité » dans le but de se départir de la connotation négative d’excès.

 

En réalité, la sensibilité est un phénomène très complexe. Il y a une sensibilité émotionnelle mais avec une régulation cognitive, avec l’intervention de la mémoire également. Il est difficile d’en faire un mécanisme unique et inné qui expliquerait beaucoup de choses.

 

Depuis peu, l’idée de « QE », quotient émotionnel, a fait son apparition. Or, c’est un modèle simpliste qui ne mesure pas tout. Il est donc très attirant de par sa simplicité. Mais l’intelligence émotionnelle, bien qu’elle existe réellement, est très complexe : il faut comprendre ses propres émotions pour les décrypter. La vraie démarche utile est la suivante : avoir connaissance de soi et prendre conscience de soi. C’est en cela que réside le progrès des individus. Il est nécessaire de sortir de l’idée de « maitrise » des émotions, pour aller vers l’idée de gestion. La maitrise impose par elle-même un refoulement, comme s’il fallait brimer ou verrouiller ce que l’on ressent. Le seul blâme doit se porter sur les actes inadaptés découlant de nos émotions, mais en aucun cas cela doit se porter sur l’émotion en elle-même.  La base du travail consiste donc, dans un premier temps, à identifier nos émotions, pour nous amener à réfléchir sur elles et sur nous-même.

 

Beaucoup d’écrits rapprochent hypersensibilité et grande intelligence : hyper intelligence, haut potentiel, « zèbres », tels sont des mots presque communs aujourd’hui. Il est primordial de ré-intégrer une vraie réflexion sur les émotions car les recherches sur ces dernières sont très complexes, allant jusqu’aux neurosciences. Les personnalités guidées par les émotions sont toujours complexes à comprendre. En réalité, les émotions, la sensibilité, l’hypersensibilité sont des « traits », des concepts, qui sont bien souvent mal utilisés de nos jours. Mal utilisés car mal compris et mal maitrisés. Prenons un exemple encore différent : la psychopathie. Tout comme l’hypersensibilité, il y a bien souvent une méconnaissance de ce trait de personnalité. La psychopathie, ce n’est pas « ne pas ressentir », c’est « réussir à se couper des émotions des autres ».

 

Quant à l’hypersensibilité, est ce que cela aide vraiment les individus ou est-ce une catégorie galvaudée ? Si l’on s’inscrit dans une démarche de réflexion psychologique, elle apporte tout son intérêt.

 

Si vous désirez allez plus loin, je vous conseille les ouvrages des deux auteurs abordés dans cet article :

  • Hypersensible mieux se comprendre pour s’accepter, édition Marabout, Elaine Aron, 2017.
  • J’aide mon enfant hypersensible à s’épanouir, édition Leduc, Saverio Tomasella, 2018.

Et voici une courte émission (9min) transmise sur FranceCulture le 27.10.2021 qui mérite toute notre attention :

L’hypersensibilité, une notion en vogue ? (franceculture.fr)

  • Dans l’émission « la question du jour », Guillaume Erner reçoit Antoine Pelissolo, psychiatre et chef de service au CHU Henri Mondor à Créteil et professeur de médecine à l’université Paris-Est-Créteil.

 

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Contes thérapeutiques pour enfants

Par Marion Masson, le 09 11 2021

Stéphanie Abellan, la créatrice des Médéores d’Ankara, est une personne reconnue dans le monde de l’énergétique. En plus des outils qu’elle développe pour les adultes (bijoux énergétiques, livres de développement personnel, oracles…), elle a aussi écrit une gamme de contes à l’intention des enfants.

Ces histoires s’adresseront aux plus jeunes, mais aussi à l’enfant que vous avez été.

Elles portent sur différents thèmes tels que :

  • Reconnaître ses propres capacités et se valoriser, sans se comparer ;

  • Accepter les épreuves de la vie et faire preuve de résilience ;

  • Comprendre et accepter la séparation parentale ;

  • Développer la confiance en soi et faire de ses différences une richesse ;

  • Comprendre et accepter le deuil ;

  • Affronter et dépasser ses peurs ;

  • Etc.

 

Il est possible de lire les histoires en plusieurs fois, car elles peuvent sembler longues pour les plus petits. En effet, elles ne sont pas illustrées afin de laisse place à l’imagination de chacun.

Elles peuvent être lues aux enfants dès le plus jeune âge, comme n’importe quelle histoire. Mais elles permettront à l’enfant de découvrir des capacités qu’il possède et peut utiliser, dont il n’avait pas forcément encore conscience. Elles vont l’aider à cicatriser des blessures et à développer certaines aptitudes.

 

Je vous laisse découvrir l'introduction des contes :

Bienvenue à toi, petit magicien en herbe, dans ce livre de conte énergétique. Sache que tu possèdes de nombreux pouvoirs magiques que cette collection de livres va t’apprendre à maîtriser et utiliser afin que tu puisses les appliquer dans ton quotidien. Chaque personne est en réalité un magicien, certaines le savent déjà et utilisent leurs pouvoirs tous les jours et d’autres n’ont même pas conscience qu’elles possèdent autant de magie en elles !

Et toi, savais-tu que tu étais un magicien ?

 

Bienvenue dans l’univers des contes d’Ankaa

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Je bouge donc je suis

Par Michael MARC, le 02 11 2021

Je bouge donc je suis,

 

Un des principaux problèmes rencontrés dans notre patientèle est de faire face à l’évolution sédentaire de celle-ci. La sédentarité est un fléau pour notre société au regard de ce qu’elle peut impacter sur la santé. Les pouvoirs publics l’ont bien pris en compte sur la dernière décennie en multipliant les actions pour lutter contre la sédentarité et l’inactivité.

En faisant en bref rappel sur la situation actuelle nous nous rendant compte qu’au fil du temps, la capacité du cerveau et les capacités cognitives ont permis à l’Homme de s’affranchir progressivement de contraintes environnementales et naturelles ce qui a contribué à une culture de la sédentarité.

Chaque mauvaise habitude hygiéno-diététique se répercute sur l'état de santé intrinsèque du patient.

On retrouve une augmentation actuelle de la fréquence des maladies métaboliques : obésité, diabète, augmentation des risques cardio-vasculaires et de cancers. Ce qui entraîne une surmortalité.

L’inactivité majore aussi l’augmentation de la pathologie de l’ostéoporose (déminéralisation osseuse). L’activité physique est un facteur important de la calcification osseuse. Les modifications du comportement vont avoir des répercussions sur la morbilité (risque de maladie) mais aussi sur la mortalité.

L’Homme s’est affranchi d’un certain nombre de contraintes pour se rendre dépendant de nouvelles contraintes d’ordre socio-économiques. En voulant donc augmenter sa qualité de vie, il détériore sa santé.

Avec une multidisciplinarité des soins on donne toutes les chances aux patients de devenir actifs dans de bonnes conditions de santé. Un cadre protocolaire étroit de travail entre médecins généralistes, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, psychologues, ostéopathes, sophrologues, coachs sportifs entre autres vous aidera à atteindre vos objectifs.

Il existe une relation entre la dose d’activité physique et le bénéfice pour la santé. En effet, le bénéfice le plus important pour la santé s’observe lorsqu’un individu passe d’une sédentarité complète à une activité physique modérée.

La pratique régulière d’une activité physique améliorant les capacités cardio-respiratoires est associée à une réduction du risque de mortalité totale et cardio-vasculaire, des risques de diabète de type II, d’hypertension artérielle et de certains cancers, en particulier celui du côlon, ainsi qu’à une amélioration de l’état psychique (anxiété, dépression).

L’activité physique et le sport apportent des : 

  • Bienfaits sur la mortalité globale
  • Bienfaits sur le plan métabolique
  • Bienfaits sur le plan cardio-vasculaire
  • Bienfaits sur les populations à risque de diabète de type II
  • Bienfaits sur les fonctions cognitives
  • Bienfaits sur le plan psychologique
  • Bienfaits sur l’appareil locomoteur
  • Bienfaits sur le plan pondéral

Vous l’aurez donc compris, plus nous sommes actifs, plus nous sommes en bonne santé, n’hésitez pas à vous entourer de professionnels si vous pensez être top inactif ou sédentaire, il n’est jamais trop tard pour se mettre à bouger.

 

 

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Le sucre est-il une drogue ?

Par Maud PASCAL, le 28 10 2021

« Je suis accro au sucre », «  je n’arrive pas à m’en passer… », « C’est comme une drogue », « J’en ai besoin », « le sucre appel le sucre », « quand je mets le nez dedans, je ne m’arrête plus » etc…

 

Mais sommes-nous vraiment dépendants au sucre ?

 

L’addiction comment ça marche ?

Notre cerveau envoie des signaux dans le but de répondre à nos besoins vitaux : il va nous dire qu’on a soif, qu’on a faim etc… Grâce au système de récompense (recherche de plaisir) et à la sécrétion de dopamine, on va avoir envie de boire, de manger, d’agir pour répondre à ce besoin.

Si je bois de l’eau, ou mange ce que j’ai envie de manger, quand j’en ai besoin : j’atteins le plaisir recherché, l’envie s’arrête là, le besoin est comblé. Jusqu’à ce qu’un nouveau besoin pointe le bout de son nez et me stimule de nouveau à y répondre.

 

Description : Le Neuvième Art — J'ai Faim. Uderzo (- Anything to declare ? -...

 

L’addiction a une substance fonctionne un peu différemment, on a toujours la stimulation par l’envie, le système de récompense et la dopamine qui nous stimule à agir pour obtenir du plaisir. Sauf que c’est après que ça ne va pas agir de la même façon.

On va avoir envie d’en re-consommer rapidement et plus. On finit non plus par en consommer pour avoir du plaisir, mais plutôt pour lutter contre le phénomène de manque… Vient s’ajouter au problème, le fait que notre cerveau va être comme « kidnappé ». Ainsi, on ressent beaucoup moins les signaux de stimulation pour nos besoins vitaux (soif, faim, envie de manger émotionnelle etc…). On en arrive à une accoutumance et une dépendance, là on peut parler d’addiction à une substance.

 

La compulsion alimentaire comment ça marche ?

Rappelons-le, nos émotions peuvent nous donner envie de manger pour les réconforter et c’est tout à fait normal.

 

Description : Mathou Virfollet on Twitter: "{ JE MANGE DONC JE SUIS } #mathou  #illustration #dessin #crayondhumeur #humour #emotions #estomac #manger  http://t.co/6oK2UZIOIG"

 

Cependant, si nous sommes en restriction cognitive, c’est-à-dire que nos croyances alimentaires nous poussent à nous restreindre, en nous disant par exemple : « le sucre c’est une drogue », « le sucre et le gras, ça fait grossir », « je ne vais pas réussir à m’arrêter », « je ne devrais pas en manger », « je n’ai pas de volonté » etc…  on va générer de nouvelles émotions, qui entraîneront de nouveau des envies de manger à cause de nos pensées restrictives. Par conséquent, on n’est jamais vraiment rassasié, on mange beaucoup et on risque de prendre du poids, ce qui va générer là aussi des émotions et donc des envies de manger, c’est le cercle vicieux des compulsions alimentaires.